Durant ces quelques mois, j'ai rencontre beaucoup de monde...des Philippins, des francais, toute l'equipe de Virlanie...Entre mes debuts ou je n'arrivais pas a retenir les prenoms, et maintenant ou quelques personnes sont devenues de veritables amis, se sont ecoules des moments de complicite, de franches rigolades, des heures de travail, des petages de plomb, bref on a construit des relations fortes. Malgre la barriere de la langue, les differences culturelles, des histoires et des parcours differents, ce sont mes amis. Ils vont vraiment me manquer!!!!
mercredi 2 décembre 2009
Avec mes z'amis
Durant ces quelques mois, j'ai rencontre beaucoup de monde...des Philippins, des francais, toute l'equipe de Virlanie...Entre mes debuts ou je n'arrivais pas a retenir les prenoms, et maintenant ou quelques personnes sont devenues de veritables amis, se sont ecoules des moments de complicite, de franches rigolades, des heures de travail, des petages de plomb, bref on a construit des relations fortes. Malgre la barriere de la langue, les differences culturelles, des histoires et des parcours differents, ce sont mes amis. Ils vont vraiment me manquer!!!!
mardi 17 novembre 2009
mardi 3 novembre 2009
Un avant gout du paradis
Coucou,
En vrac ces derniers jours:
1. J'ai recu ma lettre a moi-meme! Il y a un an, pendant la formation au depart avec la DCC, je m'ecrivais une lettre, censee me parvenir au moment ou le moral etait diminue (d'apres les etudes, on a une periode de mou apres 6 a 9 mois de cooperation). Le fait de recevoir cette lettre devait nous remonter le moral, nous rappeler pourquoi on etait parti, histoire de reprendre du poil de la bete. J'ai eu mon coup de mou en septembre, 8 mois apres mon depart en cooperation. Quand j'ai ouvert la lettre ce matin, quand j'ai lu ce que je me disais il y a un an, et ben j'ai ete super contente: je me serais ecrit la meme chose aujourd'hui. En fait cette lettre pourrait etre ma lettre de conclusion, je ne me suis pas trompee en venant ici et ca me rend bien heureuse!
2. Je me sens d'autant plus heureuse que les nombreux messages d'encouragement, les pensees de mes proches, de ma famille, de mes amis, me permettent de reflechir, et je me hate de pouvoir partager avec eux tout ce que j'ai vecu ici. A chaque fois, a chaque lecture de mail, de commentaires, je mesure la chance que j'ai d'avoir autour de moi des personnes qui comprenent mon engagement, m'encouragent, et qui finalement sont avec moi ici et participent en quelque sorte a cette belle aventure. Pour ca je suis la plus contente du monde!
3. Enfin, cerise sur le gateau, je reviens de quelques jours de vacances au bout du monde (12h de voyage depuis Manille, pourtant on est dans le meme pays....). Les mots sont inutiles, je vous laisse decouvrir quelques photos. J'ai bien evidemment pense a vous pendant ces quelques jours, peut etre certains auront envie de venir decouvrir ce pays si attachant grace a ces photos....
Bisous a tous et MERCI!








En vrac ces derniers jours:
1. J'ai recu ma lettre a moi-meme! Il y a un an, pendant la formation au depart avec la DCC, je m'ecrivais une lettre, censee me parvenir au moment ou le moral etait diminue (d'apres les etudes, on a une periode de mou apres 6 a 9 mois de cooperation). Le fait de recevoir cette lettre devait nous remonter le moral, nous rappeler pourquoi on etait parti, histoire de reprendre du poil de la bete. J'ai eu mon coup de mou en septembre, 8 mois apres mon depart en cooperation. Quand j'ai ouvert la lettre ce matin, quand j'ai lu ce que je me disais il y a un an, et ben j'ai ete super contente: je me serais ecrit la meme chose aujourd'hui. En fait cette lettre pourrait etre ma lettre de conclusion, je ne me suis pas trompee en venant ici et ca me rend bien heureuse!
2. Je me sens d'autant plus heureuse que les nombreux messages d'encouragement, les pensees de mes proches, de ma famille, de mes amis, me permettent de reflechir, et je me hate de pouvoir partager avec eux tout ce que j'ai vecu ici. A chaque fois, a chaque lecture de mail, de commentaires, je mesure la chance que j'ai d'avoir autour de moi des personnes qui comprenent mon engagement, m'encouragent, et qui finalement sont avec moi ici et participent en quelque sorte a cette belle aventure. Pour ca je suis la plus contente du monde!
3. Enfin, cerise sur le gateau, je reviens de quelques jours de vacances au bout du monde (12h de voyage depuis Manille, pourtant on est dans le meme pays....). Les mots sont inutiles, je vous laisse decouvrir quelques photos. J'ai bien evidemment pense a vous pendant ces quelques jours, peut etre certains auront envie de venir decouvrir ce pays si attachant grace a ces photos....
Bisous a tous et MERCI!
lundi 12 octobre 2009
mercredi 30 septembre 2009
Ketsana
Ketsana est arrivee sans crier gare. Sournoisement, discretement. Elle n'est restee qu'une journee mais tout le monde ici se souviendra d'elle. Elle n'etait pourtant qu'une tempete tropicale, pas meme un typhon. Elle n'a pas apporte de vent, ni decime les arbres. A la place, elle a apporte 4 metres d'eau en 9 heures. Il ne lui a pas fallu longtemps pour inonder la ville. Une ville dont on ignore meme le nombre exact d'habitants. 12 millions, parfois 15. On se rapproche plus de 18. Ketsana a touche tout le monde: les pauvres, les riches. La ville, en partie construite sous le niveau de la mer et donc frequemment victime d'inondations , panse ses plaies. Apres la panique, le niveau de l'eau qui monte et ne veut pas s'arreter, les objets qui flottent, qui sont a certains endroits emportes par le courant (voitures, animaux, bassines...), vient le temps de la desolation.
Kestana a laisse pres de 500 000 familles sans abri. Insolente, elle laisse derriere elle des familles entieres dans le plus grand denument, alors qu'elles ne possedaient que quelques objets, vetements, poules, pour survivre. Les habitants des bidonvilles de Manille ne vivent pas, ils survivent. Ils vivent sous les ponts des routes, installent leur maison entre la berge et le bitume. On ne s'y tient pas debout. Des maisons de taule, de carton et des baches qui les protegent tant bien que mal des pluies diluviennes qui s'abattent sur le pays 4 mois par an. En quelques minutes, ces familles ont quitte leur maison. Elles sentent le danger, puisqu'il est leur quotidien. La securite est un luxe: celle d'avoir un toit, un travail, d'etre en bonne sante, de manger a sa faim, de dormir au sec, au calme. Elles n'ont rien, et Ketsana leur a tout pris. Mais Ketsana laisse aussi derriere elle des familles courageuses qui retrouveront leur activite, leur maison et leur vie. Qui retrouveront aussi leur sourire.
D'ici quelques jours, on n'entendra plus parler de Ketsana. Manille redeviendra seche, etouffante, vibrante. Le sort de toutes ces familles n'interessera plus personne. Elles recommenceront a vivre sous les ponts, entasses dans des cabanes de fortune. Loin des regards, que ce soit ceux de la television, des medias occidentaux, du gouvernement philippin ou meme de leurs propres compatriotes, ces centaines de milliers de familles se releveront seules, passee l'urgence et l'emotion. Partout dans le monde le meme scenario se repete inlassablement, a chaque catastrophe, chaque inondation, chaque tremblement de terre.
Avant, pendant, apres, Ketsana n'aura fait que montrer au monde entier que Manille compte parmi les plus gros bidonvilles du monde. Des bidonvilles ou vivent des millions de philippins oublies de tout.
J'espere en tout cas qu'elle fera prendre conscience que nous avons tous la possibilite, quelle qu'elle soit, de participer a la reconstruction de milliers de vies et plus encore, de permettre a tous les enfants des bidonvilles d'avoir un avenir et une vie moins dure que celle de leurs parents.
Kestana a laisse pres de 500 000 familles sans abri. Insolente, elle laisse derriere elle des familles entieres dans le plus grand denument, alors qu'elles ne possedaient que quelques objets, vetements, poules, pour survivre. Les habitants des bidonvilles de Manille ne vivent pas, ils survivent. Ils vivent sous les ponts des routes, installent leur maison entre la berge et le bitume. On ne s'y tient pas debout. Des maisons de taule, de carton et des baches qui les protegent tant bien que mal des pluies diluviennes qui s'abattent sur le pays 4 mois par an. En quelques minutes, ces familles ont quitte leur maison. Elles sentent le danger, puisqu'il est leur quotidien. La securite est un luxe: celle d'avoir un toit, un travail, d'etre en bonne sante, de manger a sa faim, de dormir au sec, au calme. Elles n'ont rien, et Ketsana leur a tout pris. Mais Ketsana laisse aussi derriere elle des familles courageuses qui retrouveront leur activite, leur maison et leur vie. Qui retrouveront aussi leur sourire.
D'ici quelques jours, on n'entendra plus parler de Ketsana. Manille redeviendra seche, etouffante, vibrante. Le sort de toutes ces familles n'interessera plus personne. Elles recommenceront a vivre sous les ponts, entasses dans des cabanes de fortune. Loin des regards, que ce soit ceux de la television, des medias occidentaux, du gouvernement philippin ou meme de leurs propres compatriotes, ces centaines de milliers de familles se releveront seules, passee l'urgence et l'emotion. Partout dans le monde le meme scenario se repete inlassablement, a chaque catastrophe, chaque inondation, chaque tremblement de terre.
Avant, pendant, apres, Ketsana n'aura fait que montrer au monde entier que Manille compte parmi les plus gros bidonvilles du monde. Des bidonvilles ou vivent des millions de philippins oublies de tout.
J'espere en tout cas qu'elle fera prendre conscience que nous avons tous la possibilite, quelle qu'elle soit, de participer a la reconstruction de milliers de vies et plus encore, de permettre a tous les enfants des bidonvilles d'avoir un avenir et une vie moins dure que celle de leurs parents.
mardi 22 septembre 2009
Septembre
Desolee d'avoir laisse ce blog "a l'abandon" pendant plusieurs semaines... Le boulot, les weekends, et le quotidien, qui ne pousse pas a l'ecriture! Dans les nouvelles, je suis allee rendre visite a Aude, Francois et Matthieu a Talim.
Une ile pres de Manille (environ 3-4h, la porte a cote), sur laquelle sont poses quelques petits villages de pecheurs. On apercoit au loin les buildings de Manille, mais on est loin de la grande ville.
Maisons de taule, bariolees, aucune voiture, quelques sari sari pour faire ses emplettes,...ca change de l'effervescence manillaise... Aude s'occupe de la sensibilisation a l'hygiene et donne quelques cours d'anglais, tandis que Francois coordonne un atelier de fabrication d'objets en bambous. Quant a Matthieu, il profite d'etre la star du village...un bebe blanc que tout le monde touche, et qui a du mal a s'y retrouver avec l'anglais, le tagalog et le francais! En tout cas bravo pour cette mission, des conditions de vie pas faciles, des dizaines de kilos perdus, et beaucoup de courage et de foi. Chapeau!
Je retrouve la grande ville, sa pollution, ses bouchons....meme si je m'y suis attachee et que je l'aime bien maintenant ma grosse ville. C'est drole d'etre blanc et de ne pas etre "expat": quand il nous ramene chez nous, le chauffeur de taxi a du mal a croire que notre quartier puisse abriter des blancs. Pareil pour le tricycle.
C'est surprenant un blanc qui prend le tricycle
. Un blanc qui se promene a l'arriere d'un pick up, qui remplit lui meme ses sacs a la caisse d'un supermarche. Mon quartier a aussi eu beaucoup de peines ces derniers temps, deux deces en un petit mois. Une petite fille de 2 ans, et un garcon de 18 ans. Le rituel est de laisser le cerceuil ouvert, et de disposer a cote quelques tables pour jouer aux cartes ou a des jeux d'argent - qui ne sont autorises qu'en periode de deuil. La tente qui abrite la famille et le cerceuil est dressee dans la rue pendant une grosse semaine, le temps pour la famille vivant en province de venir pour les funerailles. Et puis en Septembre, Microbe est entree dans ma vie. Elle n'a que quelques semaines et elle hurle devant ma porte un jour de grande pluie. Je n'ai donc pas d'autre choix que de lui ouvrir ma porte et depuis 3 semaines elle est avec nous. Bien qu'elle mange du whiskas, elle reste un chat des rues, puisqu'elle adore se faufiler dans les recoins les plus sales de la maisons, et s'amuser avec les cadavres de cafards sous le frigo...On lui cherche une famille (si interesse, envoyer un mail).
Fin septembre, encore un weekend de 3 jours. C'est la fin du ramadan et dans sa grande bonte, la presidente des Philippines declare ce jour ferie. 85% de catholiques, mais 4 millions de Musulmans qui sont autant d'electeurs potentiels pour les elections en 2010. Du coup on quitte le temps pluvieux et deprimant de Manille pour le sud du pays, a Siquijor.
L'ile est connue sous le nom d'Ile aux Sorcieres, les habitants de l'ile etant encore plus superstitieux et adeptes de la magie.
Atteindre l'ile est un miracle en soi, une heure de traversee dans une coquille de noix sur une mer dechainee, je fais vraiment pas la fiere et me rend compte que pourquoi les accidents de ferry aux Philippines sont aussi nombreux. Sur l'ile, nous visitons de vieilles Eglises datant de l'epoque coloniale espagnole - et malheureusement en ruines, et quelques Eglises plus modernes dans lesquelles le groupe de rock local repete sous un crucifix geant. 
Septembre c'est aussi la pluie. De l'eau, de l'eau, de l'eau, des inondations quotidiennes...pour se deplacer, on finit par preferer nos pieds. Dans le tricycle, on est en premiere ligne pour se prendre les "vagues" provoquees par les 4x4 des riches.
Donc on a opte pour l'achat le plus utile de l'annee: des chaussures de pluie, soit des ballerines en plastique de couleur jaune. Laides, vraiment tres tres laides, mais super pratiques. Je remonte mon jean, et avec mes supers chaussures, je suis prete a aller faire mes courses dans 30cm d'eau. Mes chaussures magiques n'empechent pas la desinfection a l'alcool apres la balade peche aux moules mais au moins elles tiennent le coup! Gros bisous a tous et a tres bientot,
Steph
Je retrouve la grande ville, sa pollution, ses bouchons....meme si je m'y suis attachee et que je l'aime bien maintenant ma grosse ville. C'est drole d'etre blanc et de ne pas etre "expat": quand il nous ramene chez nous, le chauffeur de taxi a du mal a croire que notre quartier puisse abriter des blancs. Pareil pour le tricycle.
Fin septembre, encore un weekend de 3 jours. C'est la fin du ramadan et dans sa grande bonte, la presidente des Philippines declare ce jour ferie. 85% de catholiques, mais 4 millions de Musulmans qui sont autant d'electeurs potentiels pour les elections en 2010. Du coup on quitte le temps pluvieux et deprimant de Manille pour le sud du pays, a Siquijor.
Septembre c'est aussi la pluie. De l'eau, de l'eau, de l'eau, des inondations quotidiennes...pour se deplacer, on finit par preferer nos pieds. Dans le tricycle, on est en premiere ligne pour se prendre les "vagues" provoquees par les 4x4 des riches.
Steph
mardi 18 août 2009
Le choix est fait...
...voila, j'ai fait part de mon choix cette semaine a la DCC de ne pas renouveler mon contrat a Virlanie.
Cela faisait quelques temps que cela trottait dans ma tete, mais je me suis laissee le temps de reflechir et finalement j'espere avoir fait le bon choix. Le fait d'avoir ecrit mon premier rapport au bout de 6 mois de mission m'a permis de faire le point sur mes motivations, sur ma decision de partir en volontariat il y a deja un bout de temps...
J'etais partie chercher une rencontre, une autre culture, une immersion, un cheminement personnel, de nouvelles competences professionnelles... Ici j'ai trouve beaucoup de ces choses, mais la plus importante a mes yeux, la rencontre de l'Autre, ne s'est pas produite.
Je suis venue rencontrer l'Autre, apprendre le connaitre, vivre a ses cotes, partager sa vie, et je me retrouve a vivre avec une vingtaine de volontaires francais, qui vont, qui viennent...
Mais ca ne signifie pas la fin pour autant!
Deja parce que je ne repars en France qu'apres Noel, et donc encore de belles choses a vivre ici, mais aussi parce que j'aimerais etre reaffectee sur une autre mission. On verra ce qui arrivera!
Bisous a tous
Cela faisait quelques temps que cela trottait dans ma tete, mais je me suis laissee le temps de reflechir et finalement j'espere avoir fait le bon choix. Le fait d'avoir ecrit mon premier rapport au bout de 6 mois de mission m'a permis de faire le point sur mes motivations, sur ma decision de partir en volontariat il y a deja un bout de temps...
J'etais partie chercher une rencontre, une autre culture, une immersion, un cheminement personnel, de nouvelles competences professionnelles... Ici j'ai trouve beaucoup de ces choses, mais la plus importante a mes yeux, la rencontre de l'Autre, ne s'est pas produite.
Je suis venue rencontrer l'Autre, apprendre le connaitre, vivre a ses cotes, partager sa vie, et je me retrouve a vivre avec une vingtaine de volontaires francais, qui vont, qui viennent...
Mais ca ne signifie pas la fin pour autant!
Deja parce que je ne repars en France qu'apres Noel, et donc encore de belles choses a vivre ici, mais aussi parce que j'aimerais etre reaffectee sur une autre mission. On verra ce qui arrivera!
Bisous a tous
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